
ISBN
Formato digital
979-13-88142-06-2
Fecha de publicación
12-12-2025
Licencia
D. R. © copyright 2025. Nelson Guzmán Robledo, Ciprian Vălcan e Irma Carannante
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Mihaela Gențiana Stănișor
Université « Lucian Blaga » de Sibiu (Roumanie)
0009-0008-7354-6246
Acerca de
Poète juif roumain, Ilarie Voronca est né le 31 décembre 1903 à Brăila et s’est suicidé le 8 avril 1946 à Paris. Il vit une enfance triste et solitaire à Soveja, et manifeste, dès sa jeunesse, comme tous les poètes roumains de l’époque, une passion pour la langue et la littérature française. Avec son ami, Victor Brauner, il se lance dans l’aventure de la fabrication de la revue 75 HP. Voronca fait ses débuts littéraires au cénacle Sburătorul, dirigé par Eugen Lovinescu, critique littéraire moderniste, et dans la revue Sburătorul literar. Il y publie des poèmes influencés par le poète symbo-liste George Bacovia. Ses poèmes seront ensuite accueillis par les revues Flacăra, Năzuința et Contimporanul. Son premier recueil de poèmes, Restriști, publié en 1923, est illustré par Victor Brauner.
Voronca cultive une pictopoésie dont il affirme : « La pictopoésie n’est pas la peinture / La pictopoésie n’est pas la poésie / La pictopoésie c’est la pictopoésie / Superposition de surfaces géométriques, différenciées selon les couleurs et les reliefs où les mots inscrits soutiennent par leur rythme le sens de la composition plastique ». Avec d’autres poètes roumains, Voronca fonde « l’intégralisme » qui représente une synthèse de tous les mouvements littéraires : le cubisme, le dadaïsme, le constructivisme, le futurisme, le surréalisme. Dans la revue de culture et de synthèse moderne Integral, il nous offre sa vision lyrique : « La poésie nouvelle contient le rythme le plus varié, sans être rythme, la rime la plus imprévue au-dessus de la rime. / Le poème crie, vibre, dissout, cristallise, ombrage, griffe, effraie ou calme. Les images se basculent non pas en comparaisons stériles, mais en associations éclairs, feuillage dans la nuit ».
Referencias
Ilarie Voronca cité par Christiane Chaule-Balducci, Invisible Voronca. Itinéraire d’un écrivain en exil pour l’éternité. Archives inédites, Librinova, Paris, 2024, p. 33.
Ibidem, p. 34.
Pour plus de détails sur le parcours existentiel et littéraire de Ilarie Voronca, voir la monographie de Christiane Chaule-Balducci, Invisible Voronca. Itinéraire d’un écrivain en exil pour l’éternité. Archives inédites, déjà citée. Ibidem, p. 249.
Pe culmile disperării, București, 1934, Cartea amăgirilor, București, 1936, Schimbarea la față a României, București, 1936, Lacrimi și sfinți, Bucuresti, 1937, Amurgul gândurilor, Sibiu, 1940.
Durant sa vie parisienne, il publiera neuf livres chez Gallimard : Syllogismes de l’amertume (1952), La Tentation d’exister (1956), Histoire et utopie (1960), La Chute dans le temps (1964), Le Mauvais Démiurge (1969), De l’inconvénient d’être né (1973), Écartèlement (1979), Exercices d’admiration. Essais et portraits (1986), Aveux et anathèmes (1987).
E. M. Cioran, « Sur deux types de société », in Histoire et utopie, Œuvres, Paris, Gallimard, coll. « Quarto », p. 979. Toutes les citations de Cioran sont extraites de cette édition.
Ibidem.
Petre Răileanu, « Ilarie Voronca entre métamorphoses et migrations », in Ilarie Voronca, Journal inédit suivi de Beauté de ce monde (Poèmes 1940/46), éd. présentée et établie par Petre Răileanu et Christophe Dauphin, Les Hommes sans Épaules, Paris, 2020, p. 10.
Voronca, Journal inédit suivi de Beauté de ce monde (Poèmes 1940/46), p. 10.
Cfr. Paul Ricoeur, Soi-même comme un autre, Seuil, Paris, 1990.
Ibidem., p. 13.
Ibidem, p. 14.
Voronca, « Autoportrait », Contre solitude, in Journal inédit suivi de Beauté de ce monde (Poèmes 1940/46), p. 283.
Cioran, Cahiers 1957-1972. Avant-propos de Simone Boué, Gallimard, Paris, 1997, p. 276.
Ibidem, p. 16.
ăileanu, op.cit., p. 8.
Cfr. Christophe Dauphin, Ilarie Voronca, le Poète intégral, Rafael de Surtis/Editinter, 2011, cité par Petre Răileanu, op. cit., p. 19.
Cfr. Cioran, Sur les cimes du désespoir, [trad. A. Vornic, rev. par Ch. Frémont], in Œuvres, p. 35.
Christiane Chaule-Balducci, Invisible Voronca, p. 256.
Ibidem, p. 491.
Cioran, Bréviaire des vaincus, trad. Alain Paruit, Œuvres, op. cit., p. 543.
Răileanu, op. cit., p. 8.
Cioran, « Atrophie du verbe », in Syllogismes de l’amertume, Œuvres, p. 745.
Ibidem, p. 747.
Cfr. Ricoeur, Soi-même comme un autre.
Les mots appartiennent à Petre Răileanu, op. cit. , p. 8.
Ibidem, p. 9.
« Tout ce que l’homme fait m’apparaît artificiel et inutile. L’animal seul trouve grâce à mes yeux. Quelle absurdité que ce singe qui va au bureau ! » Cioran, Cahiers, p. 91.
Voronca, cité par Răileanu, op. cit., p. 9.
Dans De l’inconvénient d’être né, il note : « N’avoir pas encore digéré l’affront de naître. », Œuvres, p. 1342.
Cioran, « Aveux et anathèmes », Œuvres, p. 1703.
Cioran, « De l’inconvénient d’être né », Œuvres, p. 1320.
Voronca cité par Răileanu, op. cit., p. 10.
Nous citons Răileanu, op. cit., p. 17.
Cioran, « Aveux et anathèmes », Œuvres, p. 1651.
Voronca cité par Christiane Chaule-Balducci, Invisible Voronca, p. 29.
Cioran, « Avantages de l’exil », La Tentation d’exister, Œuvres, p. 303.
Cioran, « De l’inconvénient d’être né », Œuvres, p. 1375-1376.
Cioran, « De l’inconvénient d’être né », Œuvres, p. 1292. Voronca, Journal inédit suivi de Beauté de ce monde (Poèmes 1940/46), p. 50.
Vers du poème « Si c’est le souvenir », Poèmes inédits, ibidem, 1942-1946, p. 312.
Voronca cité par Christiane Chaule-Balducci, Invisible Voronca, p. 477.
Dauphin, Ilarie Voronca. Le Poète intégral, essai suivi d’un large choix de textes et de poèmes, éditions Rafael de Surtis/Editinter, 2011, p. 156.
Voronca, Journal inédit suivi de Beauté de ce monde (Poèmes 1940/46), p. 32-33.
Voronca dans une lettre à Elise Mazenq, Paris, le 26 mars 1956 (le soir), in Christiane Chaule-Balducci, Invisible Voronca, p. 480.
Cioran, « Écartèlement », Œuvres, p. 1461.
Voronca, Journal, in Journal inédit suivi de Beauté de ce monde (Poèmes 1940/46), p. 71.
Charles Baudelaire, « Enivrez-vous », in Les Petits Poèmes en prose, consultable en ligne : << https://www.poesie.net/baudel1.htm >> (Consulté le 08/12/2023).
Cioran, Cahiers, p. 93.
Voir surtout « L’écriture fragmentaire ou comment cible le Mot », in Mihaela-Gențiana Stănișor, Les « Cahiers » de Cioran, l’exil de l’être et de l’œuvre. La dimension ontique et la dimension poïétique, Editura Universității « Lucian Blaga », Sibiu, 2005, p. 46-84.
Cioran, Cahiers, p. 263.
Voronca, Journal, in Journal inédit suivi de Beauté de ce monde (Poèmes 1940/46), p. 79.
Voronca, « Regrettant toujours », ibidem, p. 301.
Sașa Pană cité par Petre Răileanu, op. cit., p. 27-28.
Voronca, « Éloge du silence », in Contre solitude (1946), ibidem, p. 268.
Claude Serbet, article publié dans la revue Le Pont de l’Épée no 27/28, 1965, repris dans le livre Ilarie Voronca, Journal inédit, in Journal inédit suivi de Beauté de ce monde (Poèmes 1940/46), p. 114.
