
ISBN
Formato digital
979-13-88142-06-2
Fecha de publicación
12-12-2025
Licencia
D. R. © copyright 2025. Nelson Guzmán Robledo, Ciprian Vălcan e Irma Carannante
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Takashi Otani
Rikkyo University, Tokyo
0009-0006-9665-7382
Acerca de
Dans les dernières années de sa vie, Cioran, lors d’une conversation avec Gabriel Liiceanu, a dit à propos de la mort ce qui suit : « La mort est une obsession légitime, elle ne constitue pas un problème parmi d’autres, mais bien le problème, le problème par excellence… La mort est un problème infini qui justifie tout ». La mort est un problème sans solution. C’est précisément parce que le problème est insoluble que nous sommes tourmentés par l’angoisse ou la peur de la mort. Néanmoins, Cioran affirme également que « justement parce qu’il s’agit d’un problème sans solution, la mort nous autorise n’importe quelle attitude et nous sert dans tous les moments essentiels de la vie » 3. Il n’y a pas d’attitude exclusive qui soit la seule réponse correcte à la mort. C’est pourquoi, tout en montrant la futilité de l’action humaine, la mort légitime en même temps la vie et les actions humaines dans la vie. À cet égard, la mort apparaît comme une perspective, un avantage dans la vie. Cet essai vise à contribuer à l’étude de l’évolution des idées de Cioran sur la mort en examinant comment le philosophe roumain, qui est parvenu à des idées sur la mort déjà mentionnées dans ses dernières années de vie, a développé ses réflexions sur la mort dans ses écrits roumains.
Referencias
Gabriel Liiceanu, Itinéraires d’une vie : E.M. Cioran, Michalon, Paris, 2007, pp. 200-202.
Ibidem, p. 201.
Idem.
Platon, Phédon, 67e.
Spinoza, Éthique, [trad. par Robert Misrahi], Le livre de poche, Paris, 2011, p. 347.
Vladimir Jankélévitch, La Mort, Flammarion, Paris, 1977, p. 58.
Ibidem, p. 98.
E. M. Cioran, Cahiers 1957-1972, Gallimard, Paris, 1997, p. 947.
Jankélévitch, « Georg Simmel : Philosophe de la Vie », Revue de Métaphysique et de Morale, 1925. in Georg Simmel, La Tragédie de la culture, Rivages, Paris, 1988, pp. 11-85.
Cioran, Opere, vol.2, Editura Fundației Naționale pentru Știință și Artă, București, 2012, p. 1582.
Cioran, Sur les cimes du désespoir, Œuvres, « Collection Quarto », Gallimard, Paris, 1995, p. 28.
Par exemple, Ibidiem, p. 33.
Aurélien Demars, Le pessimisme jubilatoire de Cioran, Université Jean Moulin Lyon 3, Ph.D. Diss., 2007, p. 306.
Cioran, Entretiens, Gallimard, Paris, 1995, pp. 232-233.
Jankélévitch, La Mort, p. 57.
Cioran, Sur les cimes du désespoir, Œuvres, p. 27.
Idem.
Cioran, Le livre des leurres, Œuvres, p. 115.
Ibidem, p. 214.
Ibidem, p. 212.
Cioran, Lacrimi și sfinți, Humanitas, București, 1991, p. 40.
[1] Idem.
[1] « Fuis la sagesse, car il n’y en a qu’une : celle de la mort. Et plus on est sage, plus on regarde la vie par son prisme. Rejette-la à tes frontières pour qu’elle meure avec elles et non avec toi. Adore la vie pour les raisons infinies qui ne la soutiennent pas et dégoûte-toi de la mort jusqu’à l’immortalité. » Cioran, Le livre des leurres, Œuvres, p. 227.
Ibidem, p. 155.
Cioran, « La vogue de la mort dans la philosophie contemporaine », Œuvres, « Bibliothèque de la Pléiade », Gallimard, Paris, 2011, p. 1254.
Idem.
Ibidem, p. 1256.
